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Services à la personne : la prévoyance des non-cadres est devenue obligatoire

L'accord du 6 février 2025, étendu fin décembre 2025, a créé une obligation nouvelle : depuis le 1er mai 2026, toute entreprise de services à la personne doit couvrir ses salariés non-cadres en décès, incapacité et invalidité. Beaucoup ne l'ont pas encore fait. (Publié en septembre 2026.)

Ce que l'accord impose, précisément

Le texte couvre tous les salariés non-cadres des entreprises relevant de la convention collective des services à la personne (IDCC 3127) : intervenants à domicile, gardes d'enfants, jardiniers, encadrants intermédiaires non-cadres. Aucune condition d'ancienneté, aucune distinction de contrat : le CDD de deux mois est couvert comme le CDI. Les garanties portent sur les trois risques lourds, décès, incapacité de travail et invalidité, aux niveaux fixés par l'accord de branche étendu.

L'extension par arrêté du 19 décembre 2025, publiée au Journal officiel début janvier 2026, a rendu le texte obligatoire pour tous les employeurs du champ, adhérents ou non des organisations signataires, avec une entrée en vigueur au 1er mai 2026. Depuis cette date, l'absence de régime n'est plus un retard : c'est une infraction constituée.

Ce que risque l'employeur qui n'a rien fait

Le risque n'est pas théorique, et il ne se limite pas au redressement. Si une intervenante décède ou passe en invalidité sans que l'entreprise ait mis en place le régime, les prestations que l'accord garantit se retournent contre l'employeur défaillant : un capital décès ou une rente d'invalidité, sur les fonds propres d'une TPE, là où quelques dizaines d'euros de cotisations mensuelles auraient transféré le risque à un assureur.

Le secteur des services à la personne compte des milliers de structures franchisées ou indépendantes, souvent sans fonction RH : l'information circule lentement, et les premiers dossiers douloureux feront la pédagogie que les circulaires n'ont pas faite. Autant ne pas en être.

La mise en conformité, en quatre semaines réelles

Le chantier est standard : vérifier le rattachement à l'IDCC 3127, souscrire un contrat servant au moins les garanties de l'accord, rédiger ou mettre à jour l'acte fondateur, paramétrer la paie et informer les salariés, notices à l'appui. Pour une structure ordinaire, l'ensemble tient en quelques semaines, l'essentiel du délai étant administratif.

Les entreprises qui emploient aussi des cadres vérifient au passage leur socle de 1,50 % de la tranche A, obligatoire de longue date : une mise en conformité qui n'en règle que la moitié devra être rouverte. Notre page dédiée à la convention détaille l'ensemble des obligations de la branche.

Notre méthode sur les sujets d'actualité

Chaque article de ce blog suit la même discipline que le reste du site : les chiffres et les dates sont vérifiés sur les publications disponibles au jour de la rédaction, la version en vigueur des textes fait seule foi, et ce qui relève du projet ou de la rumeur est présenté comme tel. Quand une échéance concerne votre entreprise, la marche à suivre ne change pas : vérifier votre rattachement conventionnel, confronter vos contrats et vos actes aux textes du moment, chiffrer l'écart éventuel, puis corriger par avenant en informant vos salariés. C'est un travail borné, que nous menons avec votre expert-comptable quand le sujet croise la paie ou la fiscalité, et qui transforme une actualité anxiogène en liste de décisions datées.

OMNIVIA est un agent général d'assurance immatriculé à l'ORIAS, mandaté par AXA sur le marché des entreprises. Notre conseil n'est donc pas fondé sur une analyse impartiale du marché, et nous l'annonçons avant tout engagement.

Questions fréquentes

Mon entreprise existait avant l'accord : suis-je concerné ?

Oui : l'extension rend le texte obligatoire pour toutes les entreprises du champ, quelle que soit leur date de création ou leur adhésion syndicale. Le critère est le rattachement conventionnel, pas l'histoire de la structure.

Les associations d'aide à domicile sont-elles visées ?

Non : les structures à but non lucratif relèvent de la branche de l'aide à domicile (IDCC 2941), qui a son propre régime, plus ancien. L'obligation nouvelle du 1er mai 2026 concerne les entreprises lucratives de la convention SAP.

Que faire si je découvre l'obligation aujourd'hui ?

Mettre en place sans délai : chaque mois qui passe est un mois d'exposition sur les fonds propres. Un contrat conforme, un acte fondateur et l'information des salariés se montent en quelques semaines, et le risque s'éteint à la prise d'effet.

Quel budget prévoir pour ce nouveau régime ?

Les cotisations d'un régime décès-incapacité-invalidité non-cadres se comptent en fractions de pourcent de la masse salariale, selon les garanties de l'accord et la démographie de l'effectif : pour une structure de vingt intervenantes, quelques centaines d'euros mensuels, à comparer aux capitaux qui reposeraient sinon sur les fonds propres. Le chiffrage exact se fait sur votre registre du personnel.

Pour aller plus loin

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Nous vérifions votre situation sur les textes en vigueur et chiffrons ce qu'il y a à faire, avant que l'actualité ne devienne un dossier.