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Versement santé 2026 : le montant de référence passe à 22,27 €

Pour 2026, le montant de référence servant au calcul du versement santé est fixé à 22,27 €, contre 21,50 € en 2025, et à 7,44 € pour les salariés relevant du régime local d'Alsace-Moselle. Un paramètre de paie discret, mais obligatoire dès qu'un salarié en contrat court demande cette aide en lieu et place de la mutuelle d'entreprise. (Publié en septembre 2026.)

Le versement santé, pour qui et pour quoi

Le versement santé, parfois appelé chèque santé, est l'aide individuelle que l'employeur verse à certains salariés qui ne rejoignent pas la mutuelle collective : ceux dont le contrat ou le temps de travail est trop court pour que l'affiliation ait un sens. Sont visés les CDD et contrats de mission dont la couverture collective obligatoire durerait moins de trois mois, ainsi que, lorsque l'acte fondateur ou un accord le prévoit, les salariés à temps très partiel. Le salarié doit justifier d'une couverture individuelle responsable par ailleurs.

L'aide remplace la contribution que l'employeur aurait versée à la mutuelle collective : elle se calcule à partir de cette contribution mensuelle ou, lorsqu'elle ne peut pas être déterminée, à partir du montant de référence fixé chaque année. C'est ce montant qui passe à 22,27 € pour 2026, la valeur d'Alsace-Moselle étant fixée à 7,44 € pour tenir compte du régime local.

Le calcul, coefficient compris

Le montant dû n'est pas le montant de référence brut : il est majoré d'un coefficient qui compense l'absence de portabilité des droits. Ce coefficient est de 105 % pour les salariés en CDI et de 125 % pour les CDD et contrats de mission. Sur la base 2026, un CDD éligible perçoit donc 22,27 € × 125 %, soit 27,84 € par mois pour un temps plein, la somme se proratisant selon la durée du travail.

En paie, le versement santé suit le régime de la contribution patronale de prévoyance complémentaire : il est exclu de l'assiette des cotisations de sécurité sociale dans les conditions habituelles, soumis à CSG-CRDS et, le cas échéant, au forfait social selon l'effectif. Il figure sur le bulletin, et l'employeur conserve le justificatif de couverture individuelle du salarié, qui conditionne l'exonération.

Ce que l'employeur doit vérifier à la rentrée

Premier point : le paramétrage. Un logiciel de paie resté sur la valeur 2025 verse un montant insuffisant, et l'écart, salarié par salarié, se régularise. Deuxième point : l'information. Les salariés en contrat court sont rarement au fait de ce droit, et une demande mal traitée devient un litige de paie ; la mention du dispositif dans les documents remis à l'embauche évite la question.

Troisième point : l'articulation avec les dispenses. Le versement santé ne se cumule pas avec l'affiliation au régime collectif, ni avec certaines dispenses. Le salarié qui le demande doit être dans un cas d'éligibilité et fournir son attestation de couverture individuelle responsable. Notre page dédiée au dispositif détaille les cas d'ouverture, et celle des dispenses d'affiliation le paysage complet des sorties du régime collectif.

Notre méthode sur les sujets d'actualité

Chaque article de ce blog suit la même discipline que le reste du site : les chiffres et les dates sont vérifiés sur les publications disponibles au jour de la rédaction, la version en vigueur des textes fait seule foi, et ce qui relève du projet ou de la rumeur est présenté comme tel. Quand une échéance concerne votre entreprise, la marche à suivre ne change pas : vérifier votre rattachement conventionnel, confronter vos contrats et vos actes aux textes du moment, chiffrer l'écart éventuel, puis corriger par avenant en informant vos salariés. C'est un travail borné, que nous menons avec votre expert-comptable quand le sujet croise la paie ou la fiscalité, et qui transforme une actualité anxiogène en liste de décisions datées.

OMNIVIA est un agent général d'assurance immatriculé à l'ORIAS, mandaté par AXA sur le marché des entreprises. Notre conseil n'est donc pas fondé sur une analyse impartiale du marché, et nous l'annonçons avant tout engagement.

Questions fréquentes

Le versement santé est-il obligatoire ?

Oui, dès lors qu'un salarié éligible le demande et justifie d'une couverture individuelle responsable : ce n'est pas une faculté de l'employeur mais un droit du salarié en contrat court. Pour les temps très partiels, l'éligibilité dépend de ce que prévoient l'accord ou l'acte fondateur du régime.

Pourquoi deux montants, 22,27 € et 7,44 € ?

Le second concerne les salariés relevant du régime local d'assurance maladie d'Alsace-Moselle, dont la couverture de base est plus étendue : la référence est réduite en proportion. Les montants 2025 étaient respectivement de 21,50 € et 7,18 €.

Quand utilise-t-on le montant de référence plutôt que la contribution réelle ?

Lorsque la contribution que l'employeur aurait versée au régime collectif pour la catégorie du salarié ne peut pas être déterminée, la référence réglementaire s'applique. Si la contribution est connue, c'est elle qui sert de base, avec le même coefficient de majoration.

Le versement santé remplace-t-il la mutuelle obligatoire ?

Il en est une modalité alternative pour les contrats courts : le salarié reste couvert, mais par son contrat individuel, l'employeur finançant cette couverture au lieu du régime collectif. Pour le reste de l'effectif, l'affiliation au régime collectif demeure la règle.

Pour aller plus loin

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