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Convention unique de la métallurgie : le chantier social que 2026 doit solder

La convention unique s'applique depuis janvier 2024, ses garanties de prévoyance depuis 2023. Deux ans plus tard, une part des entreprises du secteur vit encore sur des régimes calés sur l'ancien monde : catégories obsolètes, actes muets, garanties jamais comparées au socle. L'inventaire est simple à faire, et 2026 est l'année pour le solder. (Publié en septembre 2026.)

Ce qui a changé, et ce qui devait suivre

L'IDCC 3248 a remplacé la convention des ingénieurs et cadres et les conventions territoriales par un texte unique : classification par groupes d'emplois de A à I, nouveau périmètre cadres, et un socle harmonisé de garanties de prévoyance couvrant décès, incapacité et invalidité pour tous les salariés. Les régimes d'entreprise devaient se raccorder : garanties comparées au socle, catégories de bénéficiaires redéfinies selon les groupes d'emplois, actes fondateurs réécrits.

Dans les faits, les contrats d'assurance ont souvent suivi par avenants d'assureurs, plus ou moins complets ; les actes fondateurs, eux, sont restés nombreux à référencer des classifications qui n'existent plus. Tant que rien n'arrive, l'écart est invisible ; au premier sinistre contesté ou contrôle URSSAF, il devient une facture.

Les trois vérifications qui soldent le sujet

D'abord les catégories : les actes qui définissent leurs bénéficiaires par référence aux anciennes conventions se relisent à l'aune des groupes d'emplois, sous peine de fragiliser à la fois la conformité conventionnelle et les exonérations sociales des catégories objectives. Ensuite les garanties : la comparaison ligne à ligne avec le socle, capitaux décès, niveaux d'incapacité et d'invalidité, assiettes par tranches. Enfin les fins de carrière : les barèmes de la convention unique se répercutent sur le passif d'indemnités de fin de carrière, à rechiffrer sur les nouvelles grilles.

L'ensemble tient en quelques semaines pour une ETI industrielle ordinaire, données sociales en main : extraction des textes, comparaison, avenants et actes réécrits, information des salariés. C'est un chantier borné, pas un programme, et son coût se limite pour l'essentiel à du temps de dossier : la seule erreur est de continuer à le reporter, en laissant courir un écart qui grossit à chaque avenant de branche.

Notre méthode sur les sujets d'actualité

Chaque article de ce blog suit la même discipline que le reste du site : les chiffres et les dates sont vérifiés sur les publications disponibles au jour de la rédaction, la version en vigueur des textes fait seule foi, et ce qui relève du projet ou de la rumeur est présenté comme tel. Quand une échéance concerne votre entreprise, la marche à suivre ne change pas : vérifier votre rattachement conventionnel, confronter vos contrats et vos actes aux textes du moment, chiffrer l'écart éventuel, puis corriger par avenant en informant vos salariés. C'est un travail borné, que nous menons avec votre expert-comptable quand le sujet croise la paie ou la fiscalité, et qui transforme une actualité anxiogène en liste de décisions datées.

OMNIVIA est un agent général d'assurance immatriculé à l'ORIAS, mandaté par AXA sur le marché des entreprises. Notre conseil n'est donc pas fondé sur une analyse impartiale du marché, et nous l'annonçons avant tout engagement.

Questions fréquentes

Mon assureur m'a envoyé un avenant en 2024 : suis-je raccordé ?

Peut-être côté contrat, rarement côté actes : l'avenant d'assureur n'a pas réécrit votre décision unilatérale ni vos catégories. La conformité se vérifie sur l'ensemble, contrat, actes et paie, contre les textes de la convention unique.

Le nouveau périmètre cadres change-t-il le 1,50 % ?

L'obligation du 1,50 % tranche A demeure ; ce qui change est la population qu'elle couvre, désormais définie par les groupes d'emplois et les assimilations de la convention unique. La liste des bénéficiaires réels se met à jour en paie et dans les actes.

Les indemnités de fin de carrière sont-elles concernées ?

Oui : les barèmes conventionnels applicables aux départs se lisent désormais dans la convention unique, et le passif social se rechiffre sur ces grilles. Une évaluation antérieure à 2024 ne décrit plus l'engagement réel.

Par quoi commencer si rien n'a été fait ?

Par l'inventaire : les actes fondateurs en vigueur, les contrats et leurs avenants, la liste des bénéficiaires par catégories actuelles de paie. Sur cette base, la comparaison avec le socle et les groupes d'emplois de la convention unique liste les écarts, et le plan de correction se déroule en quelques semaines, actes réécrits compris.

Pour aller plus loin

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Nous vérifions votre situation sur les textes en vigueur et chiffrons ce qu'il y a à faire, avant que l'actualité ne devienne un dossier.